Windows 11 : microsoft ferme la porte à un hack de performance

Microsoft resserre son étau sur Windows 11. Après avoir tenté d'imposer l'utilisation d'un compte Microsoft, la firme bloque désormais une astuce de modification du registre permettant d'améliorer significativement les performances du système, un geste qui ne manquera pas de froisser une partie de la communauté.

Un gain de performance jusqu'à 85%… révolu

Pendant des mois, certains utilisateurs ont pu exploiter une faille permettant d'activer un support NVMe natif dans Windows 11, un héritage initialement destiné aux serveurs Windows Server 2025. Ce « truc » de modification du registre, accessible via l'éditeur de registre, permettait en effet d'accroître les performances, avec des gains potentiels allant jusqu'à 85% dans certains cas. La réduction de l'utilisation du processeur, parfois de 45%, était un argument de poids pour ceux qui s'aventuraient à bidouiller les entrailles de leur système.

L'histoire commence avec Microsoft qui, jusqu'à récemment, gèrait les disques NVMe via une couche de traduction inefficace, conçue pour des supports mécaniques plus lents. Le passage à un contrôleur natif, intégré via le fichier nvmedisk.sys avec Windows Server 2025, marquait une avancée technologique notable. Mais Microsoft, semble-t-il, n'a pas souhaité étendre cette fonctionnalité à l'ensemble de sa gamme Windows, préférant maintenir un contrôle strict sur l'optimisation de ses systèmes.

La résistance des utilisateurs et les outils de contournement

La résistance des utilisateurs et les outils de contournement

La communauté a réagi avec un mélange de frustration et d'incompréhension. Bien que Microsoft ne communique pas officiellement les raisons de ce blocage, la réalité est que les modifications manuelles du registre sont désormais ignorées par le système d'exploitation, qui rétablit automatiquement le contrôleur SCSI traditionnel. Des outils tels que ViVeTool, bien que non officiels et potentiellement risqués (notamment en cas de chiffrement du disque), permettent de contourner cette restriction, mais leur utilisation est déconseillée aux utilisateurs non avertis.

L'impératif de performance reste au cœur des préoccupations de Microsoft. Des améliorations sont attendues d'ici la fin de l'année, promettant un Windows 11 plus rapide et plus réactif. Mais cette évolution, au lieu d'être rendue accessible à tous via une intégration native, semble désormais confinée à un contrôle centralisé, laissant les utilisateurs plus expérimentés sur leur faim. La question demeure : Microsoft privilégie-t-il la stabilité et la sécurité au détriment de la flexibilité et de l'optimisation par l'utilisateur ? Le temps nous le dira.

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