Trump intensifie la crise : menaces nucléaires sur l'iran et marché pétrolier en alerte

Les déclarations incendiaires de Donald Trump, à la veille de son départ du pouvoir, ont plongé le monde dans l'incertitude. Entre promesses d'accords pétroliers et menaces directes de destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le risque d'escalade demeure bien réel, tandis que le prix du baril de pétrole atteint des sommets.

Un ballet de promesses et d'ultimatum

L'ex-président, en partance pour Mar-a-Lago, avait d'abord annoncé un accord quasi-total avec l'Iran sur un plan de 15 points, vantant un changement de régime imminent à Téhéran et l'arrivée prochaine de 20 «grands navires pétroliers» supplémentaires. Mais ce qui a vraiment déclenché l'inquiétude, ce sont les propos ultérieurs, relayés sur Truth Social, sa plateforme de réseau social. Trump a ainsi affirmé que, si un accord n'était pas trouvé rapidement et si le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz n'était pas rétabli, les États-Unis n'hésiteraient pas à «détruire et anéantir complètement toutes les centrales électriques, les puits pétroliers et l'île de Kharg – et peut-être toutes les usines de dessalement !»

Ces déclarations, qui interviennent un mois après le début des bombardements américains et israéliens, contrastent violemment avec les annonces précédentes de négociations productives. La tension est d'autant plus palpable que la fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour une part significative du pétrole mondial, pèse lourdement sur l'économie internationale.

Le pétrole grimpe en flèche, les hutis surveillent

Le pétrole grimpe en flèche, les hutis surveillent

Le prix du baril de pétrole a bondi pour dépasser les 115 dollars, reflétant l'anxiété des marchés face à une potentielle interruption des approvisionnements. Les acteurs du secteur observent avec attention la situation, tandis que les rebelles hutis, actifs au Yémen voisin, surveillent également la situation dans le détroit d'Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial. La menace implicite d'une escalade militaire, conjuguée à la volatilité géopolitique de la région, maintient les investisseurs sur le qui-vive.

L'ambiguïté des déclarations de Trump, oscillant entre la promesse d'un accord et la menace d'une action militaire, laisse planer un doute sur la réelle intention de l'administration sortante. Mais une chose est sûre : la transition du pouvoir à Washington arrive dans un contexte explosif, où la moindre étincelle pourrait embraser la région et déstabiliser l'économie mondiale. La prudence est donc de mise, et le monde retient son souffle.