Microsoft en seis meses : deux failles de sécurité majeurs, une éruption de malware

La semaine dernière, Microsoft a dû alerter ses utilisateurs aux conséquences d'un nouveau problème de sécurité. Un chercheur indépendant, sous le pseudonyme de Chaotic Eclipse / Nightmare-Eclipse, a publié le code d'exploitation d'une vulnérabilité d'élevation de privilèges dans Windows, baptisée BlueHammer. Le hic, c'est que, pour l'instant, il n'y a pas de mises à jour de sécurité officielles, ce qui signifie que, techniquement, cela se considère comme un zero-day que Microsoft doit résoudre d'urgence.

Bluehammer, une faille de sécurité grave

Le défaut permet à un attaquant qui déjà a accès local au système d'obtenir les droits d'administrateur ou même de SYSTEM, ce qui signifie qu'il peut prendre le contrôle quasi-complet d'un ordinateur. Cela ne signifie pas que l'exploit ouvre toutes les portes ; ce n'est pas aussi simple. Mais c'est vrai que tout utilisateur avec des intentions pas très bonnes peut se faufiler dans le système et faire presque ce qu'il veut : gérer des comptes, voler des données, installer du malware. Les systèmes Windows 11 éliminent progressivement les pilotes de noyau anciens et mettent fin à la signature croisée.

Le chercheur qui l'a découvert a laissé entendre que Microsoft connaissait déjà le problème et ne pensait pas bien de l'accueil reçu par le Microsoft Security Response Center (MSRC), qui l'avait d'abord étudié. Dans un message publié sur un billet, il affirme se sentir frustré par le processus de divulgation et, pour cela, a décidé de le faire à nouveau, cette fois sans expliquer en détail comment ça marche et en laissant le code servir de démonstration par lui-même. Le répertoire GitHub contenant le PoC de BlueHammer est déjà disponible, bien que contenant quelques erreurs faisant que ça ne fonctionne pas bien.

Microsoft au travail pour corriger le problème

Microsoft au travail pour corriger le problème

Moy, Microsoft affirme déjà être au travail pour corriger le problème et publier des mises à jour le plus vite possible, mais défend également le modèle de divulgation coordinée : que le chercheur donne du temps à la compagnie pour préparer la correction avant de lâcher tout le code. Dans le cas de BlueHammer, cette coordination pèse sur un fil très fin.