Meta : coup de raquette financier – 7 800 postes menacés
Meta annonce un redimensionnement brutal de son effectif, un couperet de 10% de sa main-d'œuvre, soit 7 800 emplois. Un acte de clairvoyance, ou d’égoïsme, selon les points de vue.
Un tronc fin : la réalité sous-estimée
L'annonce, officialisée par la direction des ressources humaines, Janella Gale, via un memorandum interne, ne fait que confirmer ce que les craintes les plus pessimistes anticipaient. Près de 6 000 postes vacants seront également supprimés. L’entreprise, déjà fragilisée par une première vague de licenciements en mars, se lance dans un nouvel exercice de simplification coûteux.
Mais derrière cette justification pragmatique, se cache une stratégie d'investissement massif et apparemment illimitée dans l'intelligence artificielle. Meta déploie des milliards de dollars, des sommes colossales, dans des centres de données ultramodernes et des primes pour ses équipes de recherche. Une course à l'IA qui, semble-t-il, exige un ajustement douloureux de sa structure.

L'ia au coût de l'humain ?
Le memorandum de Gale évoque une « gestion plus efficace » de l'entreprise, une formulation évasive qui ne dissimule pas le véritable objectif : réduire les coûts. Les modalités de la compensation sont claires, si l’on en croit les informations obtenues par Business Insider : 16 semaines de salaire de base, plus 2 semaines supplémentaires pour chaque année d’ancienneté, et une couverture santé prolongée de 18 mois. Un geste de solidarité, ou une simple opération comptable ?
La décision, annoncée le 20 mai, sera un choc pour les 78 000 employés qui composent le géant des réseaux sociaux. Une vague de doutes et d’incertitudes s’abattra sur les équipes, tandis que la question de l’avenir de Meta se pose avec acuité. L'impact de ces suppressions sur l'innovation et la capacité de l'entreprise à rivaliser dans un marché en mutation rapide reste à voir.
