Les escrocs utilisent le nom de forces de sécurité pour induire la peur
Les experts de Eset dévoilent une nouvelle escroquerie électronique qui se présente sous le couvert du nom de forces de sécurité nationales et internationales, dans l'objectif d'induire la peur chez ses victimes potentiels.
Les escrocs utilisent des éléments de vrai pour créer une fausse cote de crédibilité
Les frauduleux s'inspirent de vraies enquêtes policières pour créer un contexte crédible. Ils utilisent ainsi des références à l'opération Endgame, menée par Europol et plusieurs forces policières internationales, contre des groupes de cybercriminels.
Ils mentionnent également le logiciel Magnet Axiom, utilisé dans les enquêtes policières pour identifier des fichiers suspects et identifier les responsables de cyberdélits. Ils font également allusion à la botnet Pikabot, une botnet réelle utilisée par les criminels pour commettre des délits en infectant des appareils.
Ces informations sont incluses dans le document pour essayer de terroriser le destinataire et le faire croire que ses appareils ont été impliqués dans une activité illégale, justifiant ainsi une action légale contre lui ou sa entreprise.

Les escrocs fournissent un email officiel pour contacter ce qu'ils présentent comme une enquête policière
Si le destinataire se contacte avec les escrocs via l'adresse e-mail fournie, il recevra une réponse rapide. Elle viendra d'une adresse Gmail qui se présente comme provenant du ministère de la Justice, bien que les escrocs ne soient en rien liés à cette administration publique.
Le corps du message propose deux solutions pour résoudre ce « problème administratif ». Le destinataire peut trouver plus d'informations sur ces solutions dans le document joint. Ce document contient à nouveau des références à des enquêtes policières et des menaces de poursuites judiciaires graves.
Cependant, il propose également une « audition technique et juridique » contre une modique somme de 5 670 euros pour éviter la responsabilité dans cette enquête policière supposée. Si le destinataire accepte cette proposition et paie la somme demandée, la communication par e-mail avec les escrocs continuera, indiquant les étapes à suivre.
Ces étapes comprennent de verser la somme demandée dans une compte bancaire, ce qui suspendrait les actions que les groupes d'intervention spécialisés des forces de police impliquées allaient entreprendre. Les escrocs demandent également un reçu de virement pour s'assurer que le transfert a bien été effectué.
Et où va parvenir cette somme de transfert? Selon le document joint par les escrocs, elle irait à un citoyen français résidant à Paris. Il est probable que cette personne soit un muloteur qui a accepté de recevoir ces transferts et de les réenvoyer en changeant de nom pour percevoir une commission, pensant ainsi effectuer un travail tout à fait légal, ou bien que cette personne sache parfaitement comment ce crime fonctionne et utilise des identités volées pour ouvrir des comptes bancaires et recevoir cet argent.
Même si ce type de fraude existe depuis longtemps, la préparation et l'élaboration de ce piège dans ce cas concret font penser aux experts que les fraudeurs ont investi plus de temps pour le rendre aussi crédible que possible.
Il est donc important d'être conscient de l'existence de ces escroqueries pour les repérer et les ignorer, et si l'on est incertain face à un cas similaire, de se tourner vers les autorités comme la police nationale ou la garde civile pour leur signaler ce fait et leur indiquer comment procéder.
