Le ministère de la défense espagnol reconnaît la carrière militaire comme travail à risque
Le gouvernement espagnol a franchi le pas crucial en votant en faveur de la reconnaissance de la carrière militaire comme travail à risque, une revendication historique des militaires qui ouvre la porte à des améliorations significatives, telles que la mise en retraite anticipée sans pénalité.

L'initiative du ministère de la défense, dirigé par margarita robles, vise à égaliser les militaires aux autres catégories déjà considérées comme exposées, comme les policiers ou les pompiers.
Cependant, son application pratique a déclenché l'alarme chez les associations professionnelles. Le gouvernement espagnol va modifier les règles pour reconnaître les militaires comme collectif à risque, mais deux régimes, deux droits.
L'origine du conflit réside dans le système de cotisation. Selon la proposition présentée par la Défense, le reconnaissance comme travail à risque ne sera applicable qu'aux militaires intégrés au Régime Général de la Sécurité Sociale, c'est-à-dire ceux qui sont entrés en service à partir de 2011. Cela laisse de côté environ la moitié des effectifs, dénoncent les associations professionnelles.
En conséquence, deux militaires qui exercent les mêmes fonctions, dans les mêmes conditions et avec les mêmes risques, pourraient avoir des droits distincts en matière de retraite. Les associations le résument ainsi : « C'est la même profession et doit recevoir le même traitement ».
Le rejet des associations militaires. Le reconnaissance de la profession militaire comme activité à risque représente, en général, un changement important. Il permettrait d'appliquer des coefficients de réduction qui anticipent la mise en retraite sans diminuer la pension, un avantage dont_already_ jouissent d'autres catégories.
Le gouvernement répond ainsi à des années de pression de associations et de groupes parlementaires, dans un contexte marqué en plus par l'accroissement des missions internationales et des risques y afférents.
Malgré cet avantage, la mesure mise en place a éclipsé ce progrès. Les principales associations (AUME, ASFASPRO et UMT) ont émis un communiqué conjoint, dénonçant que la proposition génère une « fracture interne » au sein des forces armées. Elles réclament que la reconnaissance s'étende à tout le corps ou, à défaut, que des mesures compensatoires soient mises en place pour les laissés-pour-compte.
Au-delà de la polémique, la reconnaissance comme travail à risque n'est pas immédiate. Le processus nécessite des rapports techniques, des négociations au sein du Conseil de Personnel des Forces Armées et, enfin, l'approbation par voie de règlement du Conseil des Ministres. Cela signifie que, même pour ceux qui en bénéficieront, les effets pratiques pourraient se faire attendre.
