Le cerveau avant le travail : un moment de créativité perdu

Le lundi matin, avant de rentrer au bureau, sommes-nous jamais arrêtés pour réfléchir à la transformation que subit notre cerveau? Robert Frost, le célèbre poète américain, l'a parfaitement décrit en disant : « Le cerveau, c'est un organe merveilleux ; il commence à fonctionner dès que vous vous réveillez le matin et ne s'arrête pas avant d'arriver à l'entreprise. »

La créativité avant le travail

La créativité avant le travail

Avant de commencer notre journée de travail, notre cerveau fonctionne de manière différente. Cette période entre le sommeil et la veille, où nous n'avons pas encore regardé notre téléphone ni ourdi notre courriel, est l'un des moments de plus grande activité créative du jour.

Notre esprit se connecte librement à des idées sans but précis, il divague, établit des liens. C'est un type de pensée que la neurosciences a démontré et que les environnements professionnels interrompent immédiatement.

Une fois dans le bureau, notre cerveau change de registre. Il cesse d'explorer et commence à répondre : courriels en attente, réunions programmées, tâches assignées, hiérarchies à respecter. Ce n'est pas qu'il fonctionne moins bien, mais de manière différente, plus réactive que générative.

La créativité ne disparaît pas, elle est simplement mise en veille pendant la journée. Les entreprises parlent beaucoup d'innovation, de pensée créative, du bien-être au travail et de l'intelligence émotionnelle. Elles investissent même dans des formations, des dynamiques d'équipe et des espaces de travail conçus pour stimuler la créativité.

Mais quelques-unes se posent la question de savoir si la structure même de l'environnement professionnel, avec ses interruptions constantes et sa culture de réponse immédiate, n'est pas précisément ce qui limite le type de pensée qu'elles prétendent vouloir encourager.