Guerre en iran : les taux d'intérêt sur le point d'exploser ?
La guerre en Iran pourrait précipiter une hausse des taux d'intérêt en zone euro et aux États-Unis, une situation inédite qui secoue les marchés financiers.

Crise énergétique et inflation : l'europe sous pression
Les anticipations d'inflation et les décisions des banques centrales sont bouleversées par les tensions géopolitiques. La guerre en Iran, avec son impact sur le détroit d'Ormuz et les infrastructures énergétiques du Golfe, a radicalement modifié le paysage économique. Les réactions des présidents de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, et de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, ont amplifié ces craintes.
Si les positions de Washington (exportateur de pétrole et de gaz) et de Bruxelles (importateur dépendant des États-Unis) divergent, le marché ne fait pas de distinction. L'attention est entièrement captée par l'impact inflationniste imminent.
Le baromètre Fed Watch, élaboré par CME, témoigne d'un revirement spectaculaire. Il y a encore un mois, la probabilité d'une baisse des taux en mars était estimée à 30 %. Aujourd'hui, elle est nulle, et la probabilité d'une hausse s'élève à 10 %, voire plus.
En Europe, la situation est exacerbée par une vulnérabilité énergétique plus grande qu'aux États-Unis et des taux d'intérêt plus bas. L'Euribor à 12 mois a enregistré une progression fulgurante, atteignant des sommets non vus depuis 2008, érodant la courbe des taux interbancaires. Jan von Gerich, analyste en chef de Nordea, souligne que l'évolution de la situation au Moyen-Orient influence directement l'évolution des Euribors.
Mais la crise ne se limite pas à l'énergie. Le secteur du crédit est également confronté à des difficultés, avec une crise de la