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Crise énergétique : le choc pétrolier le plus violent de l'histoire menace l'économie mondiale

Le spectre d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient a propulsé les prix du pétrole à des sommets inégalés, effaçant les acquis de plusieurs décennies. L'invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990 avait déjà marqué les esprits, mais les événements actuels, avec les frappes sur l'Iran, laissent présager un scénario bien plus inquiétant pour l'économie mondiale.

Un baril de pétrole brent en fuite

Le contrat à terme sur le Brent a explosé, dépassant les 119 dollars le baril, une augmentation de plus de 50% en quelques jours. Cette flambée est alimentée par la paralysie quasi-totale du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour l'exportation de près de 30% des hydrocarbures mondiaux. La situation est d'autant plus critique que les sanctions allégées sur le pétrole russe, désormais plus sûr et plus accessible que les routes du Moyen-Orient, ont dopé la demande pour le brut de la Mer Noire, dont le prix a grimpé de plus de 75%.

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L'europe étranglée, les marchés en berne

Le gaz naturel européen est le premier sinistré, touché de plein fouet par les échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran. La volatilité des marchés financiers s'est intensifiée, avec des baisses significatives sur les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq, malgré un rebond technique en fin de mois. L'Ibex 35 espagnol n'a pas échappé à la tendance, enregistrant sa pire performance mensuelle depuis 2022, une situation aggravée par la forte dépendance de l'Espagne, comme l'Allemagne et l'Italie, aux importations d'énergies fossiles.

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L'or, un refuge défaillant

Contre toute attente, l'or, considéré comme le refuge ultime en période de turbulences, a connu une chute spectaculaire, perdant près de 1 500 dollars en quelques semaines. Cette baisse est due en partie à la surévaluation antérieure, mais elle s'explique surtout par la montée en puissance du dollar américain, véritable valeur refuge face à la crise énergétique. Les États-Unis, exportateur net d'énergie, sont mieux armés pour faire face à ce choc.

Euribor à la hausse, anticipations de taux revues

L'envolée des prix du pétrole a entraîné une révision à la baisse des anticipations de baisse des taux d'intérêt, avec une escalade verticale de l'Euribor à 12 mois, le taux de référence des prêts immobiliers, qui a clôturé le mois près de 3%, témoignant de la pression inflationniste persistante. Les investisseurs, quant à eux, ont préféré se recentrer sur des actifs plus sûrs, au détriment des cryptomonnaies. Le risque est désormais systémique : l’économie mondiale est à un carrefour, et la trajectoire choisie déterminera son avenir.