Canonical met à l'épreuve la ia dans ubuntu, sans compromis sur la confidentialité
Canonical, la maison mère de Ubuntu, s'apprête à intégrer l'intelligence artificielle (IA) dans son système d'exploitation, mais pas sans garantir la confidentialité et la transparence.

L'ia, un outil au service de l'utilisateur, pas un surveillant
Jon Snowball, une des figures clés de Canonical, a publié un texte intitulé « Le futur de l'IA dans Ubuntu », dans lequel il explique que l'IA sera utilisée, mais uniquement lorsque cela a du sens et respecte les valeurs fondamentales de Linux : le code ouvert et la confidentialité.
Canonical refuse ainsi de reproduire les erreurs de Windows 11, dont l'IA apparait comme un surveillant plutôt qu'un outil d'aide. Pour intégrer une fonction d'IA dans Ubuntu, cette dernière devra passer un filtre très strict.
Les outils doivent être très probés, transparents (c'est-à-dire, ouverts source), et, chaque fois possible, exécutés en local. Toutes les interactions, qu'elles soient de quelque nature que ce soit, se feront donc de manière interne, privée et sécurisée, à l'intérieur de votre PC, sans envoyer ces données à un serveur géant de l'autre côté du monde qui en garderait une copie de ce que vous faites.
Cette stratégie de Canonical est tout l'opposé de celle de certaines grandes entreprises tech de Silicon Valley ces derniers mois. Alors que d'autres ont lancé des fonctionnalités encore imparfaites simplement pour ne pas paraître en retard, Canonical a préféré observer, se maturer et choisir uniquement ce qui apporte réellement de la valeur.
Canonical ne cherche pas à transformer Ubuntu en un produit d'IA, mais en un système d'exploitation plus fort grâce à une intégration de qualité de l'IA. Et si Linux a décidé que, à partir de maintenant, le code généré avec l'aide de l'IA ne pourra pas porter la signature des développeurs, Canonical suit ce même chemin.