Les gigantes de la tech s'imposent malgré la guerre, la fed reste ferme
La semaine écoulée a été marquée par deux faits d'armes qui livrent le portrait sombre mais prometteur de l'économie globale en 2026. D'un côté, la Fed a maintenu ses taux d'intérêt entre 3,50 et 3,75%, envoyant un signal clair qu'elle n'a pas la pression de les baisser tant que le conflit en Méditerranée orientale ne dissipera pas l'incertitude. De l'autre, les quatre géants de la tech, Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft, ont dévoilé leurs résultats trimestriels et les ont dépassés à la hausse, laissant entrevoir que l'apport massif de l'intelligence artificielle commence à se traduire en bénéfices tangibles. La combinaison de ces deux actualités émet un message clair : l'économie vit en parallèle avec une guerre qui pousse les coûts de l'énergie et les banques centrales à rester fermes, et avec un secteur tech qui progresse à un rythme qui aurait semblé invraisemblable il y a trois ans.

La fed et la tech, deux forces à l'opposé
La Fed, menée par Powell, semble résolue à maintenir son caprice, quitte à ce que le conflit se prolonge. Cela signifie que les taux resteront élevés, plafonnant les investissements et freinant la croissance. Cependant, les géants de la tech ne semblent pas s'en laisser troubler. Avec des résultats qui dépassent les attentes, ils montrent que leur croissance peut résister même aux pires des contextes.
La semaine prochaine, les yeux seront tournés vers les résultats de Palantir, qui devraient dépasser les 1,54 milliards de dollars, un bond de 74% par rapport à la même période l'an dernier. Disney et Uber publieront également leurs résultats, tandis que l'informe du chômage américain pour avril sera une étape cruciale pour évaluer la santé du marché du travail face à l'incertitude économique.
