La france frappe fort : premières amendes pour les utilisateurs d'iptv illégal

La justice française a opéré un tournant en matière de lutte contre la piraterie en ligne. Pour la première fois, des utilisateurs de services d'IPTV illégaux ont été sanctionnés directement, et non plus uniquement les opérateurs ou les revendeurs.

21 Personnes identifiées à arras

21 Personnes identifiées à arras

La procureure d'Arras, agissant en concertation avec la Ligue de Football Professionnel (LFP), a identifié 21 personnes liées à un service d'IPTV illégal démantelé précédemment.

Parmi elles, 19 ont accepté un accord de peine et ont versé les amendes correspondantes, allant de 300 à 400 euros. Les deux derniers, considérés comme des revendeurs et non des abonnés, ont été convoqués devant le tribunal pénal.

Cette nouvelle approche vise à cibler le cœur du problème : les utilisateurs finals qui payaient mensuellement leur abonnement sans en percevoir de conséquences jusque-là.

La stratégie consiste à saisir les registres d'un revendeur capturé, qui tiennent les coordonnées des clients, comme une base de données.

Le cas d'Arras est signifiant car il montre que la justice peut désormais identifier et sanctionner les utilisateurs d'IPTV illégal, même si leur connexion est anonyme.

Il s'agit là d'un premier pas, mais la vague n'est pas à craindre. D'autres pays, comme la Grèce et l'Italie, ont déjà mis en place des sanctions similaires.

La LFP a confirmé que d'autres actions sont en cours contre les revendeurs, ce qui signifie que ce cycle pourrait se répéter, avec des arrestations, l'accès aux registres, l'identification des abonnés et des amendes.